
Dans un monde qui se «globalise» une collaboration internationale est devenue de plus en plus nécessaire. Individuellement les pays se rencontrent aux Nations-Unies afin de mettre en place et de suivre des politiques et des lois au niveau international qui touchent les pauvres, l’environnement et la paix des peuples dans le monde. L’information venant directement du terrain, des franciscains qui vivent sur place, donne une meilleure idée des injustices qui ont contraint les peuples ou des groupes de personnes à vivre en marge de la société. Il est important que les franciscains soient présents à l‘échelon international afin que les témoignages puissent influencer les politiques et les lois qui garantissent les droits de l’homme pour les individus et les communautés à travers le monde.
Franciscans International bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations-Unies, comme organisation non-gouvernementale et ceci permet à F.I. de participer activement aux forums de l’ONU. Bien que F.I. n’ait pas de droit de vote, elle peut néanmoins s’adresser publiquement aux instances internationales et les interpeller au nom de la famille Franciscaine et des personnes qu’elle représente. Généralement, deux catégories d’interpellations sont possibles auprès des Nations Unies : à partir d’un thème (qui sont des sujets d’actualité dans le monde) ou au départ d’un pays (où la situation d’un pays demande une attention particulière).
Actuellement F.I. se concentre sur les domaines suivants: Les thèmes: le trafic d’êtres humains - le travail forcé et les formes actuelles d’esclavage - la migration - la liberté religieuse - le sida - le commerce mondial - le droit au développement - la création - le maintien de la paix. Les pays: le Brésil - la Colombie - la Terre Sainte - le Honduras - l’Inde - le Pakistan - le Togo - la Papouasie - l’Indonésie.
Franciscans International dispose de 2 bureaux, l’un à New York et l’autre à Genève. C’est à Genève que l’activité est la plus intense puisque c’est dans cette ville que se réunit la Commission des droits de l’homme pendant 6 semaines une fois par an.
A Genève 4 permanents sont actifs, assistés d’une petite dizaine de bénévoles (étudiants arrivant en fin de cycle universitaire et à la recherche d’une expérience internationale). Ils remplissent 4 tâches : les plaidoyers, la communication, l’administration et le prélèvement des fonds.
Un des permanents est responsable des plaidoyers. Ceci consiste à émettre des rapports, intervenir oralement lors des séances plénières, faire du lobbying auprès des représentants des pays qui ont ou n’ont pas de droit de vote pour défendre la cause des pauvres, de l’environnement et de la paix. Au niveau de la communication cela consiste à maintenir la communication entre les gens du terrain et le bureau de Genève (plus particulièrement au niveau des sujets défendus). Le travail autour de l’administration est fort lié à la mise à jour du site internet (www.franciscansinternational.org) . Le prélèvement de fonds est une tâche non-négligeable puisqu’en 2004 81% des fonds prélevés provenaient des provinces franciscaines, des congrégations et de multiples organisations à travers le monde. 16% des fonds provenaient de partenaires (les Dominicains, Caritas International) et 3% de la part de personnes privées et d’autres sources.
En 2005 le budget s’élève à EUR 735.000 dont EUR 260.000 pour le département de plaidoyers, recherche et formation, afin de soutenir les franciscains sur le terrain avec des moyens en faveur d’un travail au profit de la justice dans le monde. EUR 350.000 seront consacrés aux programmes d’animation et de formation afin d’informer et d’encourager les franciscains à être mieux au courant des situations concernant la pauvreté, la création et la paix au niveau international ainsi que de les mettre à jour au niveau de l’évolution de nos dernières initiatives. Finalement EUR 125.000 couvrent les frais administratifs et de fonctionnement.
C’est important que F.I. soit connu autour de nous, que ses moyens d’actions soient connus. F.I. attend que nous l’informions de sujets, thèmes, causes que nous aimerions défendre sur base d’une information très précise et fiable à notre portée. F.I. attend également de nous un soutien, une intervention de notre part auprès des autorités politiques et des médias. F.I. attend de nous également un soutien financier pour pouvoir maintenir ses activités.
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