Le 30 août 2009, à Bastogne, la journée de rentrée inter-fraternité.
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Quand il fait beau à Soignies pour le Tour Saint-Vincent, on dit que le Seigneur est Sonégien, et quand il fait beau pour le Doudou, on dit qu’Il est Montois.
Eh bien, le Seigneur était Bastognard ou même Ardennais en ce dernier dimanche de vacances d’été, car le soleil était bel et bien présent dans le ciel, mais encore dans les cœurs.
Levés tôt pour faire une longue route, nous avons joint l’agréable à l’agréable en faisant le trajet de 2 petites heures à moto, sous un soleil bien présent, même si un peu frisquet, nous faisant découvrir une nature apaisante telle François l’appréciait. Les routes étaient désertes et les parfums enivrants.
Accueillis dès 10 h par une sympathique tasse de café, nous avons (re)fait connaissance pendant que certains répétaient déjà les chants pour la messe, entraînés par Bernadette. Celle que Vincent nous avait préparée était simple, joyeuse, son message captivant et essentiel. J’ai bien aimé l’aspect catéchétique du chant d’action de grâce dont le refrain était entraînant :
Toi, l’ami du Christ, tu relèves l’Eglise de ton Seigneur,
Tu répares ses brèches, tu relèves ses ruines,
Tu rebâtis sa maison dans l’amour.
L’apéro qui a suivi a pu être pris dans le jardin de la communauté franciscaine, malheureusement « désertée » par les Pères, mais repris en main avec beaucoup de dynamisme, de motivation et de réflexion par la fraternité laïque de Bastogne. Didier a pu apprécier les différentes explications de Bernard pour le projet des bâtiments. Passionnant !
Durant le repas proposé par nos hôtes (sandwichs, charcuterie, fromage, vin), les conversations allaient bon train, faisant ressembler le réfectoire habité à une ruche bourdonnante. D’autant que quand les différentes fraternités ont commencé à se présenter les unes après les autres, pour les « nouveaux » dont je me réclame –et je remercie chacun de s’être prêté au jeu-, chacun a rajouté son petit grain de sel dans l’humour et la bonne humeur.
Puis, jatte à la main, nous avons été invités à profiter d’un petit spectacle-surprise dans la salle voisine. « Victor » nous attendait près de sa « machine à bien-être », impressionnante et pleine de petites lumières, occupé à repasser son pantalon, et Annie s’est proposée de l’aider. Nous sommes, l’espace d’un moment, retombés en enfance, et nous avons pu apprécier les compétences de l’animateur lorsqu’il présente ce même spectacle devant des enfants en difficulté – ou non. « Comment Victor va-t-il pouvoir aider Gudule ? » C’en était le thème. Par extension, pour nous : donner et partager ce qu’on a et ce qu’on est, comme François. Nous avons tous reçu un petit cadeau symbolique très parlant et Yvonne en a même reçu un en plus : 3 minutes de silence, dont elle a profité pleinement !
Avant de nous quitter, un petit temps d’action de grâce dans l’oratoire nous a recentrés sur Celui qui repartait avec nous sur les chemins du monde. Merci à ces prières simples et ces chants en polyphonie spontanée qui m’émeuvent chaque fois.
Merci à l’équipe de Bastogne qui nous a accueillis dans une grande simplicité, convivialité et bonne humeur. Dans ma tête, j’ai encore pu postposer la rentrée d’un jour. Mais pleine de bonnes résolutions et d’impatience de revoir mes élèves. Et contemplant sur le trajet de retour ces paysages belges éclatants sous un soleil déclinant, je me suis rappelée cette citation de Paul Claudel que je dicte parfois à mes élèves : « Ce n’est pas assez de posséder le soleil si nous ne sommes pas capables de le donner ».
Monique Gillet
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